Une dizaine de journalistes ont pris part à un atelier de renforcement de capacités sur l’emploi inclusif, les droits inclusifs du handicap et les reportages sensibles au handicap du 15 au 16 avril 2024 à Abidjan.
Outre les acteurs de médias, des responsables de faîtières des Organisation de personnes handicapées, la Direction de la Promotion des Personnes Handicapées (DPPH) représentée par son chef de service réglementation et vulgarisation des Droits des personnes handicapées, N’Da Yao Yves, ont participé à cette activité qui a bénéficié de l’appui de Sightsavers une organisation internationale britannique de développement basée à Londres. Elle intervient dans le domaine de la Santé Oculaire, la lutte contre les Maladies Tropicales Négligées, l’Education Inclusive et l’Inclusion Sociale des Personnes Handicapés. En Côte d’Ivoire, elle ne prend en compte que deux thématiques à savoir la lutte contre les Maladies Tropicales Négligées, l’Education Inclusive et l’Inclusion Sociale des Personnes Handicapés elle travaille en étroite collaboration avec la DPPH.
Selon la Directrice pays de Sightsavers Astou Sarr, les journalistes « jouent un rôle hyper important dans la promotion des droits des personnes handicapées », parce qu’ils sont écoutés, et lus raison pour laquelle cette activité a été pensée pour les outiller davantage afin qu’ils se penchent sur les questions du handicap dans leurs productions.
Durant deux jours, les journalistes ont été instruits sur plusieurs thématiques par des experts du domaine. Avec l’ex-Secrétaire d’Etat chargé des personnes handicapées Raphaël Dogo , par ailleurs président de la Fédération des associations des personnes handicapées de Côte d’Ivoire ((FAHCI) , il a été question de l’Esquisse de typologie du handicap en Côte d’Ivoire, des évolutions des textes juridiques encadrant l’emploi des Personnes handicapées en Côte d’Ivoire etc. L’ex-Secrétaire d’Etat a expliqué qu’ « il n’existe à ce jour aucune définition du Handicap communément admise par tous car la notion de Handicap reste évolutive, non exhaustive et difficile à formaliser ».
M. Dogo a également fait une classification sur les typologies du Handicap en Côte d’ Ivoire, afin de proposer un langage uniformiser et normaliser.
La seconde journée a été l’occasion pour les hommes et femmes de média de s’imprégner de la Convention des Nations Unies relative aux Droits des personnes handicapées, du Protocole Africain sur le handicap, et de la loi d’orientation. Sous la houlette du responsable du plaidoyer mondial de Sightsavers pour l’Afrique de l’Ouest francophone, Saleck Ould Dah.
Au terme de cet atelier plusieurs recommandations ont été faites parmi lesquelles : la Vulgarisation les termes d’usage sur le handicap pour porter la bonne information et éviter les stéréotypes, la production journalistique en vue de susciter la révision de la loi d’orientation sur le Handicap en Côte d’Ivoire qui présente certaines insuffisances et la ratification du protocole africain en faveur des personnes Handicapées.
M.Y.A