335 femmes ont été victimes de violence conjugale dans le Hambol, selon une Organisation non gouvernementale de défense des droits des femmes.
Faisant le bilan des Violences Basées sur le Genre au cours de l’année 2022, Madame Asseman, directrice de l’ONG FEMME EN DETRESSE a indiqué de façon plus détaillée, 49 cas de coups et blessures, et 286 de violences psychologiques et morales ont été enregistrés. Elle intervenait dans lors d’une table ronde initiée par la radio Pulsar.
“Si nous intervenons ce jour, c’est pour dire que l’heure est grave. Plusieurs femmes sont décédées suite à des violences perpétrées par leur conjoint. Mais les seules responsables sont les femmes elles-mêmes, qui se taisent quand elles sont battues. Nous sommes ici pour leur dire d’arrêter d’avoir peur et de dénoncer les violences à leur égard. La loi les protège”, a-t-elle interpellé.
Un chiffre assez bas selon Madame Asseman, qui a indiqué que les femmes ont peur de dénoncer les cas de violences conjugales. C’est à cet effet qu’une table ronde a été initiée par la radio Pulsar, en vue de sensibiliser les victimes de violence conjugale et les amener à oser briser le mur de méfiance et de peur. C’était le mercredi 13 avril 2023. “Si nous intervenons ce jour sur les ententes de cette radio, c’est pour dire que l’heure est grave. Plusieurs femmes sont décédées suite à des violences perpétrées par leur conjoint. Mais les seules responsables sont les femmes elles-mêmes, qui se taisent quand elles sont battues. Nous sommes ici pour leur dire d’arrêter d’avoir peur et de dénoncer les violences à leur égard. La loi les protège”, a-t-elle interpellé.
Le président de la Commission Régionale des Droits de l’Homme quant à lui a fait savoir que les auteurs de violences conjugales peuvent encourir des peines allant de 5 à 20 ans de prison plus des amandes.
Il a rappelé que les conséquences liées à cette pratique sont dévastatrices. Ces violences se manifestent par des coups et blessures, mort d’homme, viol, humiliation, menace, dévalorisation.
Ce phénomène qui gagne de plus en plus de terrain dans la région, doit être suivi de près selon la directrice. Elle a cité entre autres le complexe d’infériorité, l’attitude du dominent mal, les pesanteurs culturelles, le manque l’autonomisation des femmes comme cause des violences conjugales.
M.Y/Coulibaly Djeneba (correspondante régionale)