Les chants et danses du patrimoine culturel Godié ont été mis en lumière au cours de la première édition du festival de chants dénommé Wôyô dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 septembre 2022 à Gnago 2 dans le département de Sassandra. Le jury présidé par Gnaly Fidèle a déclaré le village de Tiazelé lauréat.
Le Village de Gnago 2 dans la sous-préfecture de Sago (Région du Gboklè) a abrité du 7 août au 3 septembre 2022, la première édition du festival de chants et de danse : Wôyô. Un festival qui se veut une tribune de valorisation et de promotion des valeurs culturelles du peuple Godié.
Le jury présidé par Gnaly Fidèle a déclaré le village de Tiazelé vainqueur de cette première édition. Ce groupe de Wôyô a reçu un trophée, une enveloppe d’une valeur de cent mille francs CFA, une castagnette et une promesse du parrain de prester dans l’espace Godjedou de Yopougon. Cette promesse de prestation à Abidjan a été également faite au groupe d’Adebem classé 2e.
Tous les groupes finalistes ont reçu également des lots de consolation dont l’importance varie selon le rang occupé.
Il faut noter que les villages de Gobroko, d’Adebem, de Tiazelé, de Manaboué, de Gnago 2, de Zegreboué et Godjiboué ont rivalisé de dextérité artistique pour séduire et convaincre le jury de cette première édition. Le public venu nombreux n’en demandait pas moins de ces groupes Woyo Godié qui se sont succédé sur le podium.
A ce propos, trois passages étaient exigés par les organisateurs : le morceau imposé (Benigno) de Bonigo et deux chansons au choix.
Avant l’entame de la finale, le commissaire du festival Wôyô, Lobé Francis, a appelé le peuple Godié à se solidariser de cette initiative afin de vulgariser la culture Godié.
” C’est un hommage que nous rendons, à travers ce festival, à notre regretté Zagret Gniaba précurseur de cette forme d’expression artistique, a-t-il poursuivi. Il a souligné, entre autres, que les chants englobent, la poésie, le conte, la danse.
“Volontariat et entrepreneuriat” a été le thème de cette première édition du festival Woyo pour la promotion de la culture Godié. Quant à M. Gbalet Denis, parrain de ladite édition, il a fait savoir que la culture est une richesse qui devrait être le moteur de notre développement. Et le parrain de poursuivre :”Ce festival est une occasion d’apprendre aux jeunes leur tradition et de les éduquer au travail”.
Tout en invitant le peuple Godié à venir s’abreuver à la source des traditions à travers ce festival, pour Gbalet Denis ce festival doit servir de prétexte pour réhabiliter ” nos valeurs culturelles qui sont en train de disparaître”.
Pour le Commissaire général, “ce festival doit surtout être une vitrine de préservation des valeurs fondamentales du peuple Godié, telles que ” la culture de la paix, l’hospitalité, le vivre-ensemble, de la solidarité et la promotion
du travail “. Le commissaire du festival a conclu en termes : ” Le terme Wôyô est une déformation du mot Godié Wayô (ils palabrent). Ce genre musical est né à Godjiboué (sous-prégecture de Sago, département de Sassandra).
Pour l’édition 2022, le festival Wôyô a rassemblé pendant un mois artistes, groupes de danses traditionnelles (7 villages), passionnés de danses et de la cultures Godié venus de Sassandra, Fresco, Lakota , dans un bouillonnement d’énergie. La prochaine fête aura lieu à Lohiri, village situé sur l’axe Sassandra- Lakota.
Auguste Gnalehi