Le gouvernement ivoirien a exigé la libération « sans délai » des soldats ivoiriens arrêtés à l’aéroport de Bamako le dimanche 10 juillet 2022, à l’issue d’un Conseil national de sécurité (CNS) qui s’est tenu ce mardi 12 juillet 2022 à Abidjan.
Dans le communiqué rendu public après la rencontre du CNS présidé par le Chef de l’Etat Alassane Ouattara, les autorités ivoiriennes ont expliqué que rien ne justifie l’interpellation des soldats qui étaient en mission régulière au Mali.
« Le Conseil National de Sécurité demande aux autorités maliennes de libérer, sans délai, les militaires ivoiriens injustement arrêtés. Le Conseil National de Sécurité tient à rappeler que la Côte d’Ivoire, qui a toujours œuvré au sein des instances sous-régionales, régionales et internationales, pour la paix, la stabilité et le respect de l’Etat de droit, ne peut s’inscrire dans une logique de déstabilisation d’un pays tiers », indique le communiqué.
Loin d’être des mercenaires comme veut le faire croire le Mali, le conseil de sécurité précise qu’ils sont inscrits dans l’effectif de l’Armée ivoirienne et se trouvaient au Mali, dans le cadre des opérations des Éléments Nationaux de Soutien (NSE).
“Ils sont inscrits dans l’effectif de l’Armée ivoirienne”
Le CNS a tenu à donner sa version des faits sur les circonstances de cet incident, rappelé que la Côte d’Ivoire ne peut s’inscrire dans une logique de déstabilisation d’un pays tiers.
« A leur arrivée au Mali, dans le cadre de la 8e rotation, le dimanche 10 juillet 2022, une copie de l’ordre de mission du contingent a été transmise aux autorités aéroportuaires maliennes, pour attester de la régularité de la mission. Le Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale ainsi que le Chef d’État-major des Forces Armées maliennes, en ont reçu copie. Aucun militaire ivoirien de ce contingent n’était en possession d’armes et de minutions de guerre, à sa descente de l’avion. Les armes du contingent, comme autorisées par les Nations Unies pour la protection personnelle et les cas d’auto-défense et selon les procédures en la matière, se trouvaient dans un second avion », précise le communiqué.
MYA