Le temple de l’Eglise protestante évangélique CMA de Foutounou, dans le département de Kounahiri, a été entièrement détruit par des jeunes très en colère qui ont emporté les tambours, alors même que le pasteur était absent, le 6 juillet 2022 dernier.
La veille l’église MEEACI avait été aussi attaquée par les mêmes jeunes, faisant un blessé parmi les fidèles.. L’attaque de Foutounou est survenue aux environs de 22 heures pendant que les fidèles étaient dans le temple pour un temps de prière.
Selon notre source qui a requis l’anonymat, la raison de de colère des jeunes qui a abouti à la destruction du temple, est la tenue d’ un culte pendant les obsèques d’un défunt. Les fidèles ont indiqué avoir reçu la visite d’un notable, venu leur demander l’arrêt du culte, une instruction du chef du village.
Notre source a aussi indiqué que quelques instants après le départ du notable, des jeunes accompagnés sont arrivés et ont détruit le temple sous le regard impuissant des fidèles. Ils sont ensuite répartis avec les deux tambours de l’église.
Se prononçant sur la question, le chef du village, Monsieur Double Goli a affirmé n’avoir mandaté aucun jeune pour commettre un tel acte. Le chef dit avoir demandé aux fidèles de surseoir à leur culte pour éviter d’être là cible des jeunes qui ont la veille attaqué l’église MEECI.
“J’ai demandé l’arrêt du culte parceque la veille l’église MEECI avait été attaquée par les mêmes jeunes. Je voulais éviter que les faits se reproduisent” a t-il affirmé.
A cet effet il a indiqué avoir convoqué une réunion pour déterminer les responsables dans cette affaire en vue de rétabli l’ordre.Les responsables de l’église comptent quand à eux porter cette affaire devant les juridictions pour que les responsables répondent de leurs actes.
La traduction a la peau très dure. Selon une information bien introduite, la tradition dans cette localité requiert que lors des obsèques d’un défunt, les cultes soient suspendus.
Un responsable de l’église nous a cependant confié que la question a été résolue il y a 22 ans en arrière. Depuis lors les cultes auraient été autorisé. en période d’obsèque. Nous suivons le dénouement de l’affaire. Coulibaly
Djéneba correspondante régionale