SAKASSOU/TENSION ENTRE DEUX FAMILLES APRES LA MORT D’UN EDUCATEUR

Une vive tension règne en ce moment à Sakassou. Un drame est survenu dans la nuit du samedi 02 avril 2022. Un professeur du collège Oualè a abattu un éducateur du groupe scolaire GESMANGO, au cours d’une partie de chasse.

Pris pour une gazelle, le professeur a tiré à bout portant sur son ami, le tuant sur le coup. Une situation qui a suscité une vive tension entre les deux familles.

Le jour des faits, selon Kamenan, fondateur d’Ong et ressortissant de la localité, les deux hommes sont des amis de longue date. “Le jour du drame, ils ont dîné ensemble”, a t-il déclaré.

C’est donc après  avoir fini de manger que les deux amis qui en avaient l’habitude décident d’aller faire une partie de chasse. La chasse se fera dans la plantation du défunt, non loin du village de Awé-Kansi. Ce dernier voulait en découdre avec les animaux qui détruisent son champ.

Arrivés dans le champ, les deux amis se séparent, à la recherche de gibiers. Un coup de feu se fut entendre. Le professeur appelle son ami pour lui demandé

de le rejoindre car il a abattu une biche. Comme ce dernier ne répondait pas, il décide de se rendre au lieu où il était positionné. 

C’est là qu’il découvre son ami gisant au sol, mortellement atteint.

L’infortuné a indiqué avoir vu les yeux d’une gazelle, sur laquelle il aurait tiré.

Son premier réflexe a été d’aller se réfugier à la brigade de gendarmerie de Tiébissou. Il a ensuite été remis à la gendarmerie de Sakassou qui a ouvert une enquête.

Il faut indiquer que le défunt est natif de Sakassou et son meurtrier de M’Bayakro, région de Iffou. Une vive tension règne depuis lors entre les deux familles.

La  famille de l’éducateur estime qu’il a été tué de façon consciente. Elle réclame donc justice. Selon notre source, la famille pense que ce serait un règlement de compte, pour des raisons qu’elle ignore encore.

Le département de Sakassou est une zone très sensible fragilisé par des conflits intercommunautaires à répétition.

Les autorités doivent œuvrer pour la cohésion au sein des deux familles. Coulibaly Djéneba correspondante régionale