Bouaké: des femmes veulent un système d’alerte contre les violences basées sur le genre

La fédération des femmes de l’éducation de Gbêkê (FEFEG) a célébré la journée internationale des droits de la femme le vendredi 18 mars 2022. Elle en a profité pour lancer ses activités de l’année 2022. C’était à l’Hôtel de l’ART de Bouaké, en présence des élus et cadres de la région de Gbêkè.

Cette journée a été exclusivement marquée par une conférence sur le thème « Le rôle de la femme de l’éducation face au défi des violences féminines à l’école et à l’université ».

Conférence prononcée par Ebrottié Alladé Agnès et Fofana Lassina, tous deux juristes à la clinique juridique de Bouaké.

Ils ont instruit les membres de la FEFEG sur les différents types de Violences Basées sur le Genre (VBG), qui font de nombreuses victimes chaque année. Ces violations sont vécues aussi bien dans les écoles, au travail que dans les foyers.

A cet effet, ils ont recommandé aux membres de la FEFEG de mettre en place un système d’alerte précoce pour prévenir les violence s en vue de protéger les femmes.

Au nombres de ces violences, les exposants ont cité entre autres, les viols, les agressions sexuelles et physiques, les mariages forcés, les attentats à la pudeur, le harcèlement sexuel, les dénis de ressources, d’opportunités ou de service et les cas de maltraitance psychologique et émotionnelle.

Créée le 26 juin 2021, la fédération des femmes de l’éducation de Gbêkê regroupe toutes les enseignantes de la région de Gbêkê. Cette structure est dirigée par Ouattara Fanta Bakayoko.

La FEFEG vise à lutter contre toutes formes de violences à l’égard de la femme, recevoir écouter et mettre en confiance les victimes et les orienter vers les structures adéquates, créer une symbiose au sein des enseignantes, étudiants, élèves de Bouaké.

En plus de ces engagements personnels, les représentants de la clinique juridique ont expliqué que des dispositions juridiques existent pour réprimer ces actes de violence.
Pour finir, ils ont invité les participantes à se former sur les questions des VBG, afin de dupliquer ces formations dans les universités et collèges.

La principale du collège moderne Koko, Effoly N’guessan Delphine, représentant la directrice régionale de l’Education nationale et de l’Alphabétisation de Bouaké 2, Angèle Coffie, a félicité et encouragé les membres de la FEFEG pour cette approche instructive. Une approche qui vise à interpeler les populations sur ce fléau.

La 2e adjointe au maire de Bouaké, Krotoumou Diomandé, a elle, plaidé en faveur de la FEFEG pour un encadrement plus adéquat des filles élèves qui sont de plus en plus livrées à elles-mêmes du fait de la démission des parents.

Coulibaly Djéneba correspondante régionale